NATIONALE 1 (H) - Revenus dans le premier col (Nanterre), avant de se détacher dans le deuxième (Chalon), les Bisontins ont distancé les candidats à l'accession dans la troisième ascension.
Quelle communion au palais des sports de Besançon. A l'image de Patrick Bontemps, adjoint aux sports ici aux côtés du président ententiste, Christophe Vichot.
« Je me dépêche, je vais rejoindre mes joueurs... » Christophe Vichot débarrasse les tables de leurs cadavres de soir de victoire. L'espace VIP du palais des sports se vide. Le jeune président ententiste est tout à son bonheur. A ses côtés, sa garde rapprochée n'est pas la moins heureuse. Une bise à Guy Burger, une petite tape à Jean-Philippe Fornage, les fidèles goûtent l'instant, enfin, après tant de doutes, de galères. Les larmes de Christophe Vichot après le coup de sifflet final, en disent long et portent en elles la dureté du combat mené jusque-là. Que sa petite phrase confessée aux portes de minuit éclaire pleinement : « Je n'oublierai jamais ce 10 juillet 2008. Je me vois sur le parking du palais, personne ne voulait reprendre le club rétrogradé en appel par la DNCG. Je ne sais pas ce qui m'a pris, j'ai dit, j'y vais ! »
Nous, on sait ce qui l'a motivé. Vingt ans à porter les mêmes couleurs ne s'effacent pas comme ça. Et la fidélité au maillot et une certaine vision du sport, chez les Vichot, ne peuvent se terminer incliné devant une plaque commémorative. Le combat, c'est la vie. Et la vie,un combat. D'ailleurs comment ne pas faire le lien entre l'esprit des dirigeants et l'attitude affichée par les joueurs depuis plusieurs semaines. Mêmes valeurs, mêmes résultats. Claude Mirtillo l'entraîneur niçois ne disait pas autre chose : « Le plus fort a gagné. Cette équipe est au-dessus du lot quand elle est si énorme défensivement, si soudée, un vrai bloc. Avec ce soir une assurance tous risques dans la cage (17 arrêts). » Samedi soir, incontestablement, l'ESB M a fait un pas vers la D.2, même si tout le monde s'interdisait à le dire clairement. Ni les dirigeants, pas plus qu'un Christophe Viennet, heu-reux : « C'est le moins abouti de nos sommets. Dès le début on a vu que ça allait être fermé. Les Niçois ont su se nourir de nos erreurs... »
Et le coach de poursuivre : « Ces matchs-là il faut les gagner. Avec les défaites de nos poursuivants directs, c'est une voie royale qui s'offre à nous. On va essayer d'aller gagner à Montpellier dimanche pour s'offrir le match de la montée chez nous, ici, dans notre palais contre la Robertsau. » Ce qui serait une juste récompense pour la bande à Coppola : « Ces trois matchs représentaient une terrible étape de montagne. Dans le premier col, on a réussi à recoller, dans le deuxième à passer devant et là dans le troisième on s'échappe. » Reste maintenant à franchir la ligne d'arrivée en tête.
Vincent Chiappini a payé de sa personne hier soir, pour que l’ESB accomplisse un grand pas vers la D2. Photo Damien Gautier.
Décidément irrésistibles, les Bisontins ont fait un très grand pas vers l’accession en D2 en battant Nice hier soir, (27-24). Le bonheur est tout proche.
L’euphorie des Bisontins en fin de match, après un combat d’hommes, résumera tous les sentiments. Ceux qui consistent à envoyer déjà Besançon en D2, ceux qui insistent avec plaisir et justesse sur cette énorme solidarité bisontine dans ce nouveau match charnière.
On n’avait d’ailleurs pas été surpris de retrouver ce côté électrique dans un début de partie excessivement serré.
Aux premières poussées de fièvre de Clerc, Nice répliquait avec Parmantelot et les penalties de Rivet (7-7, 16e). L’ESB allait cela dit appuyer ses intentions. À la baguette, Chiappini sortait la panoplie et Decaudin lui emboîtait le pas (12-11, 23e).
La montée en régime tenait son fondement dans cette agressivité défensive. Guiraud, qui retrouvait hier soir la Franche-Comté, le vérifiait en sortant sur béquille (26e).
En trouvant une superbe lucarne, Chiappini donnait aux siens le premier break (16-12, 29e), annihilé en une petite minute suite à une mauvaise fin de mi-temps bisontine (16-15, 30e).
L’ESB se met en transe
Un mal pour un bien finalement. Car le passage aux vestiaires transcendait un peu plus les protégés de Christophe Viennet.
Les Azuréens restaient muets pendant huit longues minutes, alors que l’ESB commençait à s’enflammer dans le sillage d’un excellent Sillon (17 arrêts au total). À l’aile, Decaudin se régalait deux fois de suite pour allouer un intéressant +5 à ses couleurs (20-15, 38e).
Pris à la gorge, les Niçois avaient bien du mal à répondre dans une rencontre de plus en plus heurtée. Le ton montait après ce penalty de Rivet tiré en pleine face de Sillon (43e).
Une ambiance qui transposait Dumont dans un état de transe. Le pivot bisontin faisait rugir les 2000 supporters bisontins avec son deuxième but de rang (23-17, 44e).
L’affaire commençait à sentir rudement bon, d’autant que Chiappini se montrait toujours aussi impeccable (25-19, 47e). Avec l’énergie du désespoir, Nice parvenait bien à brouiller les marques, à semer un doute évident avec le bouillant Rivet (26-22, 55e). M’Bouta permettait même aux siens de signer un 4-0 (26-23, 56e). Clerc faisait néanmoins enfin respirer le Palais des sports (27-23, 58e), qui finissait debout, déchaîné et aux anges les yeux rivés sur des joueurs qui célébraient une victoire (avec le goal-average en prime) qui a des allures d’accession en D2, d’autant que Nanterre et Chalon ont perdu lors de cette journée.
Maxime Chevrier
ESB-Nice 27-24. Besançon. Palais des sports. 2000 spectateurs. Arbitres: MM. El Hilali et Gazani. Mi-temps : 16-15.
ES Besançon : Exclusions (2’) : Decaudin (6e), Martin (30e), Fix (41e et 52e), Clerc (44e), Dumont (59e) Les gardiens : Sillon 17 arrêts en 58’(dont 4 penalties), Gros 3 arrêts en 2’(dont 1 penalty).
Les marqueurs : Geran 2, Clerc 4, Decaudin 4, Chiappini 5, Fix 1, Coppola 2 puis Fernandez 1, Martin 3 (dont 3 penalties), Dumont 3, Jean 2.
Nice : Exclusions (2’) : Guiraud (10e), Jean-Zephirin (22e et 35e), M’Bouta (38e, 45e) Perrin (45e) Les gardiens : Thirion 8 arrêts en 34’(dont 2 penalties), Rivet R. 4 arrêts en 26’(dont 1 penalty).
Les marqueurs : Guiraud 2, Berra 1, Rivet D 8 (dont 4 penalties)., M’Bouta 2, Jean-Zephirin 5 (dont 1 penalty), Perrin puis Viant 1, Parmantelot 2, Sidibé 3, Parassol.
BESANCON s'impose d'un cheveu
28/02/2010
Besançon s'impose d’un cheveu face à Nanterre
Nationale 1 (H) : En s’imposant face à Nanterre (33-32) hier soir devant une salle chauffée à blanc, les handballeurs bisontins réalisent une excellente opération dans l’optique de l’accession en Division 2. En tous les cas, voilà les partenaires de Vincent Chiappini, leaders de N1.
Vincent Chiappini et l’ESB ont accompli un pas vers la D2, hier soir, en prenant le meilleur sur Nanterre. Photo Lionel Vadam
Face à Nanterre, favori annoncé pour la montée en Division 2, les handballeurs bisontins n’auront donc pas tremblé.
Et pourtant face à une formation à l’effectif très riche et expérimenté, les hommes de Christophe Viennet étaient rapidement mis au diapason des intentions visiteuses.
Athlétiques, les partenaires de Sébastien Kaszluk imposaient un lourd défi physique. Mais loin d’êtres intimidés, les locaux répondaient au coup pour coup, prenant ainsi Nanterre à son propre jeu.
Dépassés en contre attaque, malmenés sur attaque placée, les visiteurs subissaient 25 minutes durant, enregistrant même jusqu’à sept unités de retard sur les Francs-Comtois.
A ce jeu, peut être trop rapidement parti, Besançon subissait un premier temps faible, et moins efficace aux tirs, voyait son adversaire revenir à deux unités à quelques secondes de la pause. Toutefois, sur deux nouveaux buts, l’ESB menait 18-14 à l’heure des citrons.
Prévenus, les locaux tentaient à passer la surmultipliée de retour des vestiaires. Malheureusement, moins naïfs qu’en première période, les Parisiens ne se laissaient plus distancer.
Toujours aussi intense, mais parfois hachée par un arbitrage qui devait faire avec le rythme soutenu de la rencontre, la partie basculait d’un côté à l’autre.
A ce jeu, Nanterre manquait d’égaliser lorsque sur un ultime penalty réussit par Lacritick à la 58e, les visiteurs manquaient leur dernière interception.
À plus un, Besançon s’envolait un peu plus vers la D2.
Yannis Drapier
ESBM-Nanterre : 33-32. Besançon, Palais des Sports, Mi-temps : 18-14
Face à l’un des tops cinq du championnat de N1, la lanterne rouge vénissiane jouait crânement sa chance.
Le début de rencontre étaitéquilibré. Les locaux maîtrisaient leur sujet et les Bisontins s’appuyaient sur Jean
et Martin pour faire déjouer les attaquants vénissians.
Besançon s’octroyait un premier avantage à 7/6 (12e) puis sous l’impulsion de Benkhala et d’Eberlin les locaux
refaisaient surface. Le match était en dents de scie.Aux erreurs de jeunesse des locaux répondait l’expérience
des Bisontins. Vénissieux validait un premier avantage de deux buts à 9-7 (18e) puis ne profitait pas des exclusions temporaires
de Martin et Jean (23e ) pour creuser l’écart. Au contraire, à 4 contre
6 les Bisontins égalisaient pour arriver à la mi-temps avec
un score de parité.
La rencontre se poursuivait sur un bon rythme. Vénissieux continuait de
faire jeu égal. Le but de Coppola (39e) sonnait le réveil de
Besançon.Ensuite l’exclusion temporaire de N’Doye (39e), la montée en
puissance de Sillon qui annihilait tous les tirs du canonnier Sacko,
deux ratés successifs de Feniche et la nouvelle exclusion de Benkala
(42e) et Besançon par Decaudin s’envole (23-18, 43e).
En bonne formation du haut de tableau, les Bisontins allaient gérer la
situation.Vénissieux ne lâchait pas le match mais restait à
distance. L’écart variait entre trois et six buts. Les tirs de Feniche
et Bourhani sur les montants sonnaient définitivement la nouvelle
défaite des locaux. Clerc fixant l’écart irrévocable pour les visiteurs.
Christophe Viennet, l’entraîneur bisontin, concluait en fin de match :
« Nous avons bien fait de nous méfier de Vénissieux. Depuis quelques
rencontres, ils accrochent bon nombre d’équipes. La victoire est
cependant logique. Pour la suite duchampionnat, nous avançons match
après match. La route est encore longue. »
Les marqueurs Vénissieux : Eberlin 8/12 (dt 2 pen), Bourhani 5/12 (dt3 pen), Feniche 4/7, Sacko4/15, Madelrieu 2/3, Benkhala2/5, Felix 0/2, Pral
0/1, Degeorges 0/2.
NATIONALE 1 (H) - Le derby n'aura finalement souri à personne, mais chacun a su faire valoir des qualités pour espérer s'imposer. Dommage que la constance ait manqué...
ESB M et BAUHB 33-33.
Vincent Jean et les Bisontins n'auront pas réussi à préserver leur avantage jusqu'au coup de sifflet final. - Photo Arnaud CASTAGNÉ
Et joueurs, en plus ! De mémoire, cela faisait bien longtemps que l'on n'avait pas assisté à un derby où, une fois n'est pas coutume, le jeu a primé sur l'enjeu. Où l'envie de bien faire a primé sur la peur de perdre. Et où, par la force des choses, les attaques ont réussi à prendre le pas sur les défenses. A ce jeu érigé en thème de la soirée où Guillaume Stocker manquait finalement à l'appel côté belfortain, Messaoudène et Kabasélé se montraient les plus en verve, profitant d'une évidente appréhension des Bisontins. Question de mise en route, puisqu'ensuite, l'ESB M allait reprendre le commandement des opérations... sans pour autant prendre la poudre d'escampette au tableau d'affichage.
Cela aurait pu être le cas en début de deuxième acte lorsque Clerc et Decaudin procuraient quatre longueurs d'avance à leurs couleurs (21-17, 33e). Mais dans ce derby pour l'instant trop limpide, l'aspect « dramatique » devait arriver avec la blessure au genou de Brice Rilos, seul dans son but (35e). Régulateur et stabilisateur de la défense ententiste, le gardien martiniquais (victime au minimum d'une entorse du genou, au pire d'une rupture des ligaments croisés) devait quitter prématurément ses coéquipiers et les laisser traverser une période de doute dans laquelle s'engouffrait le BAUHB tout feu, tout flamme. Tschirret remettait les pendules à l'heure (22-22, 39e) et le mano a mano repartait de plus belle. Enfin, pas pour très longtemps puisque Fernandez, Decaudin, Jean et Dumont relançaient l'ESB M en avant (31-27, 50e). Il est vrai que dans les buts, après un retour discret, Sillon avait lui aussi trouvé la bonne carburation...
Le show Kokanovic
Mais en parlant de bonne carburation, c'est Aleksandar qui allait trouver la bonne, l'excellente pour ses couleurs... et surtout l'essentielle pour permettre au BAUHB de se tirer d'un bien mauvais pas qui s'engageait vers la défaite.
L'arrière droit gaucher belfortain faisait (enfin) feu de tout bois pour permettre au BAUHB de grignoter son retard. En inscrivant six des sept derniers buts de ses couleurs, il sauvait Belfort d'un bien mauvais pas, surtout que dans le même temps, les Ententistes, à l'image d'un Ludovic Fernandez apathique, éprouvaient alors mille maux à s'ouvrir le chemin des filets adverses. Et alors que Baptiste Faucher avait la balle de match en mains, le duo arbitral choisissait de ne pas choisir (et de laisser couler le temps) en renvoyant la faute aux neuf mètres. A trois secondes du coup de gong, le score en restait là sans satisfaire grand monde... si ce n'est les adversaires des deux équipes.